Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Quand l'émotion emporte, on s'appartient davantage et on se désempare de soi. Je vis, j'existe, dans un regard aimant, je sais qu'il me porte et contient ma joie. Je suis désemparée de moi, dans le ravissement... Le ravissement ! quel mot extraordinaire,...
13 janvier 2011. Quelques mots sur cette aventure artistique magnifique, que François Mauget et le Théâtre des Tafurs m'ont donné l'occasion de vivre, me sont tout d'un coup devenus nécessaires. J'ai voulu témoigner de ce parcours artistique et collectif...
Sur pointes des pieds. Dans le champ de son coton. On écoute ce qu'on est. Guenilles à la nuit. Tête pliée, sur le coude, coudes pliés, aux genoux. Une sauvagerie aux lèvres, sfumato de croches grisailles, d'accents graves, obtus sur l'angle du ciel à...
Le défi est de faire un "poème" dont chaque première lettre des mots serait imposée. A...L...S...M...V... U...C...D...V...L'... B...E...F...R...T... P...N...O...J...I... Alors voilà ce que j'ai fait : A lui sa mémoire Velléda, Union charnelle défaite...
Prenez Boris Cyrulnik. Il parle du souvenir. De la complexité du souvenir. De la souffrance psychique. De construction et de déconstruction. De cohérence et d'incohérence du récit. De l'imaginaire. Du réel "vrai faux". Des représentations du réel. ......
Pour l'or que t'es, une "the nana"... Cette vieille chanson d'il y a longtemps que j'écoutais, croyant être celle-ci, "the nana", celle de tous les possibles et qui les voulait... De mes mains, toucher aux étoiles, oui, si c'était pas vrai, je voulais...
Le cou est une région du corps très sensuelle. Il apparaît par effraction d'un mouvement. En basculement. En oblique. Là où bat le sang. La vie. L'appel d'un baiser, dans l'ombre des cheveux. Là où bat le sang. La vie. Une fleur sur sa tige arrachée à...
Le défi des croqueurs de mots : Vous avez rencontré une célébrité? Racontez nous ! Mettez -vous en scène, plantez le décor , faites-en un grand évènement. Vous en avez rencontré plusieurs, enchaînez les histoires ... Mais .... car il y a un mais ... Tout...
L'intermittence de la plénitude. François me dit ça. "En intermittence, forcément des arrangements toujours entre les êtres." Se tenir, oui, dans la tension de l'amour. L'amour de la tension impliquerait autre chose. Oui, être dans la tension. Dans l'attention,...
Finalement, avec Gilles Deleuze, les doigts de nos mains se dénouent. Il m'apprend qu'un territoire existe, le sien, et que parfois, comme les trains sur leur aiguillage, deux paysages peuvent se rejoindre. Ce qui s'appelle "la rencontre". Il met, là,...
Tu es à la terrasse d'un café. Tu commandes un café. Tu relis les mots écrits un peu plus tôt sur ton écran. Il te semble lire dans un rêve. Tu te dis que, peut-être, ce n'est pas à l'homme que tu as écris, mais à toi-même. Tu deviens ta lectrice et tu...
C'est toi, Corinne qui me rappelle Gigliola Cinquetti... C'est un beau nom Gigliola. On ne sait pas -enfin je ne sais pas - ce qu'elle est devenue. Peut-être n'a-t-elle été connue que pour cette chanson-là. Qui n'est pas si mal, d'ailleurs ! Et puis le...
Les heures troubles Une suée dans les plis Sur le haut du front Ne pas comprendre l'un L'autre si seulement C'était possible Cause toujours Tu les auras tes fleurs sauvages enroulées de plastique du raphia on dirait Je te fais un bouquet d' aubes, tu...
J'ai toujours aimé ces objets un peu kitch, qui ne servent pas à grand chose, servent à rien en somme, je veux dire à rien de sérieux... Il n'y a qu'à bien les regarder, ces petites boules qui font de la neige ! Non pas pour soudainement leur trouver...
Pose de l'instant. Est-ce ce qui commence, ce qui finit ? Je me pose. Pour commencer après, dans ce qui suivra. Autrement. Je pose. Instant immobile, apparemment. Je pose... le stylo sur la table, un coca zéro ici, une image sur la pellicule, des questions,...
Je mets toujours du temps à tirer la couette... Pas le moment ! Ce n'est pas encore le moment... Je retarde les montres, toutes les montres. Encore un peu. Encore ! A dire vrai, je ne sais jamais quand viendra l'éboulement, la pierre au fond du puits,...
Ca tourne, ça déménage, ça virevolte, ça prend la tête, ça hisse un peu plus haut, ça marche, le liquide se solidifie, ça fait une crème bonne, si bonne qu'on ne peut s'en défaire, la peau tannée des jours de soleil, même à prétendre l'oubli... Je marche...
Thierry Metz a été manoeuvre, manoeuvre dans la langue aussi. Mortier, ciment, briques... tout un chantier de mots qui s'arrangent de l'établi, sur l'établi, non par besoin esthétique, mais parce qu'un mot, un seul, "terre" par exemple, "terre", ou "travail",...
La vie est chantiers : gravats, amas de terre et de cailloux, sacs de terre et de cailloux, monticules de terre et de cailloux. Comment ne pas créer de liens entre la vie à vif dans les paumes, et le travail de la peinture, de l'écriture ? Nous sommes...
Un kiosque sur une place est un espace circulaire, ouvert sur le paysage, paysage lui-même et musiques, un toit pour la pluie et me vent. Le kiosque à musique, un lieu magique comme un manège pour grands, "une espèce d' espace" fait pour que le battement...
Des histoires, des histoires, tout est histoire. Histoire de dire, histoire de narration - superflue peut-être -, histoire de regarder les autres et le comment ils font, comment ils se tiennent, comment ils croient mordicus à leur intelligente histoire...
L'agenda pour des marques. Et les jours sont des pages. Toujours un temps, une attente. Un nom mal orthographié, et l'aiguille s'accélère, sort du cadre, le pouls en décadence, "Mon Dieu !" venu de loin, le sang battu aux tempes, les mains blêmes. La...
Première scène d'une pièce dramatique exposition des personnages l'avant discours à l'attention de l'attente. Quoi ? Attendre du quoi ? Quoi est un silence. Vide ou plein ? Un silence non mesurable, incertain. -Tu vois ? -Une bouche qui vrille le froid,...
Près des bassins à flot, constructions neuves, pans de murs. Le vent bat. Deux/trois tentes vacillent, bric et broc et la toile saigne. A blanc. Des hommes vivent. Là. La fatigue, les sacs de clous au bout des mains, une histoire foutue échappée entre...
Pas assez de force, pas assez de manganèse, sélénium, et cobalt le corps trébuche à s'abriter ailleurs ramasser ailleurs les petites cuillères. Le chat miaule d'une drôle de manière. Lui non plus n'aime pas la saleté de pub imposée par overblog. Chacun...