Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Les idées changées en linge blanc de Calais la dentelle sous la jambe et la malle lourde de plus rien qui assomme pour partir un peu de ma vie tourner ce qui est possible de dos et de pas tout droit tout droit tourner la bouillie de la joie à la petite...
Agenda en bref de la semaine à retardement pour cause de Au fond de la voix, les nuits. Si la solitude pèse, une loupiote mal fagotée sur la table, il faudra la taire. La moucher. Ou bien la briser. Fièvre dans la gorge de ces derniers jours. Un paquet...
S'asseoir par terre. Se rouler par terre. S'étendre, s'étirer, se mettre à plat ventre. Se lever et courir. Se courir après. S'attraper par les jambes, se renverser. Se faire tomber en morceaux de verre. Attention fragile ! Se faire du coude, s'accouder...
Je retrouve des textes, de vieux textes. Tout un éphéméride que j'avais oublié. Des tas de feuillets un peu jaunis. Mieux vaut ne pas les lire. Je les lis. Finalement, à un moment je stoppe là. Les émotions terribles se retiennent toujours dans une date....
J'aime beaucoup ce poème de Richard Brautigan. Des mots de rien. Déconcertés. Les deux derniers vers en sont sa force dérisoire. A cela, il n'y a rien à rajouter. Tu en sors doucement, et à reculons, pour ne pas faire de bruit. La mer est comme un vieux...
Le passage est indéfini. Sa frontière est floue. L'heure du jour est une pensée anxieuse, sans importance de ce qui se rejoint de ce qui se disjoint de ce qui s'attarde ou se sépare dans le vent. Des lieux de garde convoquent seuls des voix des yeux dans...
Le sang revient. La couleur du souffle écume le coeur, à toi. Jusqu'à toi. Une étreinte rouge de forêt à mourir de tout un bloc de ciels soudain étranges. Pas de peine ici, où poser son regard sur un bord de fenêtre. Je lis ce qui se lit dans la langue...
Tu te souviens que tu avances longtemps dans le passage, des ombres devant toi, des silhouettes, un corps, "aveugle", tu dis, à assembler, vaille que vaille, les pièces d'un lego. Tu vides le mouvement des mains sur la table, des sacs de mains, tu allèges...
C'est quand le monde fait peur. On ne sait pas d'où vient le silence passé entre les doigts et dessous. Triturent grattent plient chassent la poussière caressent quand le monde fait peur chantonnent des mots de baudruche pendent au bout des mains quand...
J'ai besoin de vous, j'ai besoin de toi ! Oui. N'en déplaise à Schopenhauer qui voulait se retirer de la foule humaine pour mieux l'observer s'agiter, n'en déplaise à Céline, l'atrabilaire si peu amoureux du monde des hommes, n'en déplaise à Cioran qui...
Un jour, le long d'un couloir, elle a croisé cette femme oiseau ou papillon noir, et un fatras dans la tête, une fatigue aux yeux, une harmonie plaisante du corps pourtant, tout de guingois, sinon qu'il était très visible cet héroïsme à vivre à sa manière,...
Albert Prophétie existe, je l'ai rencontré. Début d'un texte qui a une fin. Sur la table, il a jeté ses clés, quelques feuilles froissées, un carnet d'adresses taché d'encre, la photo d'une petite fille sur une route avec un chien qu'elle tient en laisse,...
Téléphone. On marque une pause. Prend un papier, on trace sans lever le crayon des cercles concentriques ou non qui s'infinisent . On n'a aucune idée de dessin. Aucune intention de dessin. Pourtant, regarde ! il apparaît toujours un visage et puis un...
Dedans, le froid. Dans l'homme. Dans la ville. Dans la cigarette, l'incendie des doigts. Dans les derniers gestes "Never more" Dans l'eau bouillante, un bout de froid. Dans ma tête en cheveux, tapage nocturne. Dans les pas cassés du type fracassé. Dans...
Recours au Poème Poésies & Mondes poétiques Sommaire 88/ Issue 88 /Sumario 88 Une revue en ligne, de celles qui comptent dans le paysage de la poésie d'aujourd'hui. Qui rassemble, fédère et crée du lien. Donne à lire et à découvrir des écritures. Ici,...
Madame Chapeau m'a fait un chapeau rouge et noir. Superbe ! Pour la pluie, la plage en hiver, les brumes matinales et à la lune, ...et la frivolité seyante de l'accessoire. C'est que ce chapeau est un impromptu... Une rencontre d'un samedi après-midi,...
Quand la parole vient à manquer, que les mots ne savent plus dire, le regard s'enracine sous l'écran, des bouffées de nuit dans un ruban de fumée qui attend l'éclair. Les yeux cherchent, ne cherchent pas. Ils pirottent et reverdissent. Ils s'inondent....
Quelque chose t'avertit que les rideaux tombent très lourd sur le carrelage. Tes pieds ont froid. Dites pas que les souliers ont envie de glaise ! Le temps passe son ombre sous les portes. Tu fais exprès du bruit avec la chaise. Tu attends sa réaction....
TOUT ! Tout ce qui fait mal ! Dès qu'on en a le pressentiment ou le pressenti (la différence, vous me direz, est subtile !...) En tout cas, balancer, foutre en l'air, à la baille et aux orties... Tout ce qui bousille la vie et la rapte, l'air de rien,...
Il y a des amours que l'on quitte ou qui nous quittent n'étaient pas fil de fer... "Amours", ce sont ces liens, tous les liens qui procèdent de l'amour, en sont issus et y ramènent toujours, une réciprocité de tendresse faramineuse qui me fait vivre et...
Quand un événement grave arrive à un être aimé, malgré soi, contre soi, mais malgré tout, les autres, amis, vous souhaitent souvent "du courage". Une commodité pour signifier le désir d'accompagner et de comprendre la souffrance de l'autre. Mais dire...
Il y a des mots qu'on invente. C'est toujours comme ça. Ça s'appelle "l'intimité de partage conniventiel". J'ai trouvé cette expression cette nuit. "Oh ! mon Dieu, que c'est pertinent !" je me suis dit, en souriant. L'intime impose le mot, les mots. Nous...
La nuit étirée dans des volutes. Yes ! Hollande a gagné. Le bébé de Mélanie va naîtra d'un instant à l'autre. Chantal est à la gare et le train n'aura pas de retard. Marie est restée à Paris. Kristina s'est levée très tôt pour rien ce matin. Claire a...
J'ai repris sa lecture hier soir. Elle me revient. A côté de moi, il se tient. Des images à l'intérieur et tant de fils à tirer, des sensations, des paysages, la ville, des lieux dedans, de la chair et des bras, des déplacements, "à tout va, l'amour !",...
J'ai perdu mon caméscope. Arraché par une main qui se trouvait sur le trottoir en face de la voiture garée. Je filmais l'autre côté de la rue, l'entrée d'une boulangerie où personne n'entrait, et dans laquelle il n'y avait personne non plus. Donc pas...