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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:19

Le "Quatuor de Musique de Chambre à Coucher" a rendu hommage à Pierre Louki, l'ami de Georges Brassens;

Pierre Louki, né en 1920, fut comédien, chanteur et auteur-compositeur. Certains auront peut-être encore en mémoire "La môme aux boutons" interprétée par Lucette Raillat, mais son oeuvre est riche de joyaux qui brillent dans l'ombre.

Voici deux chansons que chante Gérard Hello (guitare), accompagné de ses musiciens : Bubu Boirie   au violon, Léa Le Meur au violoncelle, et Marc Buffan à la contrebasse. Quel talent !

 

 


15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:04

Le concert se donne ce soir encore au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux.

Voilà le Quatuor de Musique de Chambre à Coucher qui enchante la vie qui n'enchante pas toujours.

Alors la gravité de la légèreté, sensible, leste et tendre, peut prendre son ampleur, et les mots jongler leurs fariboles, à sens multiples et variables.

Pour peu que l'oreille se tende, c'est le coeur qui sera convié sur les planches de sa carcasse.

Entre Brassens et Bruant, on a de quoi s'y retrouver. Les textes de Gérard Hello sont de mon univers : dans l'ombre, ça scintille vaille que vaille, avec ce rien de provocation et d'amour de la vie, à l'arraché des boutons d'une môme, des emmerdes, d'une marquise ou d'une fliquette en volupté...

Les textes de Pierre Louki, mort incognito en 2006, sont aussi à l'honneur, ce copain de la neuille de Georges le Brassens et de Boby Lapointe.

Violon : Bubu Boirie

Chant et violoncelle : Léa Le Meur

Chant et Guitare : Gérard Hello

Contrebasse : Marc Buffan

En bref, c'est du talent grand format.

Il reste encore quelques places pour ce soir à 20h30 !

 

 

14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 19:26

Je regarde quelquefois le monde d'en bas. 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:37

Après une journée difficile, étrange, et qui tournait en épingle à cheveux toute entortillée, je découvre la programmation de ma pièce sur le blog :

http://ciesansnom.over-blog.com/article-lecture-theatralisee-86484259.html:

et ça fait quand même drôlement du bien ! A dire vrai, ça me repose les yeux !

 

"Comment ça tu tournes plus ?"

SPECTACLE ACTUELLEMENT EN CREATION

 

 Co-réalisation

"THEATRE DU PETIT RIEN" et "Cie SANS NOM"

Spectacle enfant (Petits et grands) à partir de 6 ans  

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Texte | Brigitte GIRAUD

 Avec Marie Pustetto et Christian SEBILLE

 Direction d'acteur | Eric PEBAYLE

Conception sonore | Fabrice BERNARD  

Costumes | Marie France POLYCARPE

Conception lumières | Manu

 

 "La terre se réveil d'un mauvais rêve. Aprés un état des lieux, elle décide qu'elle ne peut plus supporter tout ça.... Elle en a marre, elle fait Grève !

- Comment ça tu tournes plus ?

L'homme au cerf-volant va devoir retrouver les bons mots pour lui redonner confiance."  

 

Spectacle écologique sur le dévelop pement durable et le tri sélectif

 

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"Moulin à boire... Je garde" 

 

 

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"- Dis... Tu te souviens alors de celui là ?  

- Moulin à paroles....

- Oui, c'est ça ! Pour les mots !

 

 

 

 

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"C'est ce qui a manqué ! 

Le ménage a manqué ! 

Alors la poussière vous savez ce que c'est...

L'air est mauvais dehors et en dedans de soi on manque de place..." 

 

 

Spectacle en diffusion à partir de fin 2011

12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 17:06

"Je vous écris aujourd'hui poussé par un besoin sentimental 058

- un désir aigu et douloureux de vous parler. 

Comme on peut le déduire facilement, je n'ai rien à vous dire."

 

 Fernando Pessoa (Bernardo Soares),

Le livre de l'intranquillité (1988)

11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:03

Essayer de s'y retrouver. Dans la création. C'est cela. Rien n'égale la nature qui est donnée. Mais ce n'est pas suffisant. Le beau dans nos yeux ne suffit pas. C'est le regard de l'homme projeté sur le réel et ce qui est, qui rend compte de la rareté.

Tout ce qui humain est pauvre, et cette pauvreté-même est une rareté par l'écriture qui la portera. Par l'art dans ses multiples formes.

L'homme essaie de s'y retrouver.

J'essaie de me retrouver, et je me retrouve parfois.

Sauver quelque chose de soi-même, en somme.

 

 

10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 22:22

C'était au Salon "Lire en Poche", à Gradignan.

Dominique Boudou recevait Siham Bouhlal et Guy Goffette autour de leurs recueils respectifs et des mots.

Je découvrais, moi, l'écriture de Siham Bouhlal. C'est toujours un moment magique, la découverte d'une trajectoire et d'un univers poétique.

Alors j'ai filmé quelques fragments.

 

 

 

10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 20:23

On dirait bien Stéphane Hessel, le vieil homme de la fin du film. Avec sa vraie indignation,  sans enjeu politique.

Quant à Arnaud Montebourg, ça me fait bien du bien son score !

Et comme toujours, comme toujours, les hommes n'en finissent pas de se déchirer.  Et la répression fait son travail de répression, au Caire et ailleurs...

Je me suis endormie tout à l'heure, ivre de fatigue. Je me suis réveillée avec Richard Berling/Badinter, combattant la mise à mort légale jusqu'en 81. Quel homme extraordinaire ! Je me souviens de son discours à l'Assemblée Nationale. Et puis, qu'on s'en rappelle, Mitterrand annonçait qu'il était pour l'abolition de la peine de mort lors de sa campagne électorale, alors que plus de la moitié des Français y était hostile.

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 03:11

Le mal court, avec Audiberti, et on ne  s' en apercevoit pas tout de suite.

On est en terrain sûr, certain de la confiance partagée qui sauve tout, sauve de tout. Même d'un parapet tout de guingois.

On en a entendu sur soi- même, (vous savez bien comme les gens  parlent, moralisent et font rarement de  cadeaux !) Donc on est prévenu des vertes, des pas vertes, des pas mures et des mures, qui font des bleus.

On l'a d'ailleurs écrit dans un livre pour elles, les souffrantes : "... Passer son chemin et écouter la mer dans la nacre d'un coquillage."Je suis encore et toujours très fière de livre-là : "Le désespoir amoureux de la vie".

On prend toujours ce qui se trouve dans une langue  amie. Ce qui est pour soi, et les mots qui emportent sont des trésors de vie.

Puis, la raison convie quelquefois la violence des mots.

On comprend tout. Toujours tout. On comprend donc aussi la violence amie. Pourtant, ce n' est jamais une amie, la violence... ! On sait bien cela. Depuis longtemps. On sait bien qu'elle détruit l'âme, cette déchirure en soi qui ne se détache pas.

Mais là, on laisse faire, on se laisse faire, parce qu'on aime la bouche amie... Mais quoi ? elle n'est pas l'amie qu'on croyait, les mots de cette bouche amie sont  des équarrisseurs, pris à leur propre piège, veulent toucher le cœur et le fendre, en deux, en quinze, et en cent. Non, ce n'est même pas difficile pour les mots.

Mais on  les croit, ces mots- là. On ne lutte pas. On les croit.

Et  on " devient" peu à peu les mots qui  désignent.

On devient le trou noir, l'incapable qui n'a "fait" d'enfant, la malade anorexique qui a besoin de l'hôpital, la lolita vieillissante qui n'en a plus pour longtemps, l'étrangère, la fonctionnaire du sans-papier, en clair celle qui a tout raté...

 Pour peu que l 'estime de soi n'atteigne pas des sommets, elle se retrouve d'un coup dans l'escalier de sa cave. Et c'est la dégringolade annoncée.

On ne sait pas où l'amour s'est plié, on ne l'a pas vu filer sur le palier, ni la douceur amie, on n'a pas vu, ou bien, à tant aimer, on ne voulait rien voir.

Toutes les raisons d'agir  ont leurs bonnes raisons, les auront toujours. Mais pas la violence. Non, pas ça ! De celle-ci, on peut toujours faire l'impasse. Elle ne sera jamais, jamais, dans la boîte de ses gloires.

 

Moi je préfère protéger. Quand on aime, on doit cela.  On doit, avec une volonté et une douceur enveloppante.

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 01:26

A croire qu'on ne peut vivre sans. Sans ennemi, sans guerre. L'amour ce serait la guerre ? En avoir une sous la main...

J'admire l'art d'observation des rapports humains d'Alexis Jenni, dans son livre l-arrt-franaais-e-la-guerre.jpg"L'art français de la guerre". Du quotidien. Ce qui est tous les jours sous nos yeux. Voyez l'oeillade des promeneurs qui se croisent, les silences  qui préparent quelquefois la vacherie et laissent l'autre s'en débrouiller, le geste qui se prolonge dans le mépris, ceux qu'on évacue d'un silence !...

Les rapports de pouvoir d'une conscience sur une autre. L'ego de l'un à coups de balles doum doum fait sa place en force, en place-forte,

"parce que le sol est toujours instable et que le flot de paroles assassines qui sort de la bouche le sauvera de la noyade en ses propres liquides."  

Pour certains, les mots forts et durs, sont d'utilité vitale.

"Casser ce qui casse" est un de leurs étendards. Ils revendiquent cette règle de vie sécurisante. Pour ne pas s'encombrer. N'en ont rien à foutre de s'encombrer d'amour beaucoup passionnément à la folie qui les faisait vibrer... Traits vissés point à la ligne de l'autre dans le mille plein le coeur et l'âme !  Ils veulent faire mal, têtus et obstinés. La nécessité de leur règle le veut. C'est plus fort qu'eux-mêmes. Sécurisés, ils se débattent encore. Pour l'illusion de faire et de refaire... pour défaire encore etc...

Savent pas la relation qui se construit, mais celle qui s'édifie par le vide qu'elle élève dans le même temps, une juxtaposition des "objectivations", ils diraient, avec condescendance et beaucoup d'empathie pour leur cause. Ils conviendront de leur mauvaise foi et celà suffira, comme un sésame salvateur ou le déguisement d'une excuse. 

Celui qui casse ne pense pas d'abord, mais seulement dans l'après coup de la cassure, quand le retour sur soi sera possible. S'il l'est, celui qui casse par nécessité de détruire aura été, un instant, dans la conscience du manque du don. Car le don lui est impossible dans son entier. Se donner, c'est être fragile et la fragilité est grossièreté. On est un homme, on pense en homme, avec un sexe d'homme brandi comme un drapeau.  

Cette structure psychologique (donc celle de Victorien Salagnon) est tenace, elle a fondé un comportement depuis longtemps et l'habitude du mécanisme renforce la mécanique interne, tout enfermé que sont ces êtres dans un symptôme qu'ils ne peuvent pas non plus percevoir. Le don de soi permet l'extraction de soi-même et "l'andante",  offerte à l'autre, un mouvement qui marche vers... Eux ne marchent pas, pas vraiment. Ils piétinent leurs émotions et tout à la fois ils les regrettent. Leur histoire et leurs raisons existent certes, mais ils parlent par tâtonnements : ils se méfient. De tout et de rien. Veulent tout et ne veulent rien. Le désir est une espérance, mais au fond d'eux-mêmes ils y croient si peu. Ils veulent être aimés, quittent le giron pour y revenir quand le doute les effleure, ils souffrent de ne pas être de la géographie du cercle. La loi devient peu à peu preuve de reconnaissance. Ils ont besoin de reconnaissance, ils auront besoin de la loi. La fantaisie qu'ils auront adorée sera bibelot haïssable. Qu'ils combattront par la guerre, qu'ils casseront cent fois sur un carreau de gré, tenant à peine debout mais y puisant une force neuve : une renaissance enfin quand, dans ce même temps, c'est tout leur être qui chancèle.

"Ils ont des odeurs de guerre, des odeurs de fuite, des odeurs d'attirance. Ils y obéissent toujours, avec des jus psychiques et volatils qui agissent comme des odeurs et les partager est ce qu'ils aiment le plus. Ils ne se ressemblent plus ; ils sont alors au plus près de ce qu'ils sont."

...

"Ils se désinstallaient comme on désinstalle un programme, désactivaient une à une les idées qui les animaient, en n'agissant plus, de peur d'être agi."

...

"Il donna toutes ses raisons pour vivre et être fiers de nous. Et maintenant nous vivons dans les ruines de ce qu'il construisit, dans les pages déchirées d'un roman qu'il n'écrira pas, que nous prîmes pour une encyclopédie, que nous prîmes pour une image claire de la réalité alors qu'il ne s'agissait que d'une invention du moment ; une invention en laquelle pourtant il était si doux de croire."

Et je cite, là, la fin de la quatrième de couverture écrit par l'auteur lui-même :

 "Pourtant, il m'apprit à peindre et je lui écrivis son histoire. Il dit et je pus montrer, et je vis le sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue."

 

A lire, à lire, à lire...

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