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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:45

La ville est ivre avec Les Doors.

Juste là, un homme est passé, avec son téléphone collé à l'oreille. Il pleurait. Grand black avec les yeux plein de larmes, il s'est mis à hurler, je n'ai pas compris ce qu'il disait. C'était pas de la colère. Ni un être pris de boisson. Non, pas ça, il a hurlé une douleur dont on ne saura jamais rien. Je n'ai pas pris mon caméscope. Je l'ai laissé passer sur le passage protégé. Je l'ai juste regardé. ...Et j'ai filmé le monde à l'envers.

A l'envers, à l'endroit, ça changeait peu de choses finalement.

 

 

 

 

 

 

 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 13:50

Je me souviens de "Repetto".

DANSE.jpg

 

J'ai fréquenté ce magasin quand je me prenais encore pour un petit rat d'un opéra fantastique aux toits qui surplomberaient Paris : chaussons de danse, collants de danse... j'ai dansé un moment dans des cours pluvieux.

 

Puis je n'ai plus acheté que des  chaussons tout court,  des ballerines ...Je me souviens aussi d'un cache-coeur rose pâle... le tout spécial danseuse.

 

Mais quoi ! Je poussais toujours la porte du magasin Repetto. La vitrine, à Bordeaux, n'était pas très jolie, remarquez ! mais elle n'en avait pas besoin, la marque seule parlait toute seule à l'imaginaire.

Pour finir ma carrière de sauterelle,  j'ai oublié Repetto !

CH7VE.jpg

 

 

Puis c'est arrivé plus tard : Gainsbourg a débarqué avec ses chaussures Repetto, blanches, cuir mat et mou, et surtout, surtout... Gainsbarre aux pieds-nus ! Question d'allure et de sensualité.

 

 Jean, chemise blanche, et...

 "Repetto les chaussures sans chaussettes" , je fonds !

 

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 20:42

Pour s'aérer l'émotion,

pour s'arrêter sur le bord d'une route,

pour cueillir le vent en passant,

se souvenir de... de quoi déjà... de rien du tout !

pour ne pas fumer de cigarette, c'est toujours ça !

pour la beauté des herbes folles,

et pour le ciel grand comme ça...

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 18:17

Je suis sortie avec mes papillons sur les épaules, un accessoire comme un foulard photos-aux-papillons--21-juin-2012-011.JPGenvolé derrière moi.

Ils étaient tous là, à me suivre.

Alors, nous nous sommes arrêtés, mes papillons et moi, pour écouter la musique des feuilles dans le vent.

Ca décoiffait vraiment sérieux !

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:09

Tout se mélange toujours. LUNETTES 12

Le colloque ET les dunes, 

le théâtre ET le théâtre du réel,

la poésie de la vie, 

la poésie ET la vie,

le cochonnet qui roule qui roule sur le chemin ET

tu m'attrapes dans un vol de petit nuage au lait

dans ta poche de café, "the pocket's cloud"...

Réagir à ce que je vois

pour durer.

Le plus longtemps possible.

Tu as dit : "Une vraie tête de litote !"

 

 

 

 

 

"A toi qui veilles sur l'ombre de mes nuits
Je dédie
Cet air qui me vient d'un très beau matin
Où je laissais courir mon âme dans les blés
...

Comme un aviateur dans un ascenceur
Qui s'envole vers l'infini
Aie du coeur, Aie du coeur, baise la vie
Fais-la jouir à en pâlir d'envie
Jusqu'à ce que la mort la surprenne dans ton lit
Noyée de désir, hurlant de plaisir
Prise entre jour et nuit...

A toi qui meurs de trop aimer la vie
Je dédie
Cet air venu d'un éternel chagrin
Où le destin m'a condamné
A errer incertain, sur les chemins de l'oubli...


Laisse le temps impatient  tuer ta douleur
Et dis-toi qu'il n'est pas de plus grand malheur
Que de laisser mourir le rire dans ton coeur... "

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 21:01

De nouvelles musiques toujours ! Zhirayr s'est remis à jouer du doudouk.

Dans une semaine, allons on dira deux ! il en jouera chez lui, chez eux. Et on ira boire un verre en l'écoutant, en les regardant, tous les quatre, sans rien montrer de notre émotion, en faisant semblant de rien voir de la leur. Mais on se sait à présent tellement, qu'encore une fois, nous saurons les larmes qui nous relient, et des sourires, et des rires de connivence, des serrements de coeur, et les bras pleins de la vie qui nous porte.

C'est qu'il y aura une porte à fermer, avec une clé pour aller avec, dans leur trousseau. Dans une semaine... Depuis tout ce temps, c'est pas long une semaine... Mais bien trop court... Pas le temps d'y croire encore, d'y croire vraiment, de se faire à l'idée.  ...Leur nom sur une sonnette, leur nom sur une boite à lettres, leur nom...  Ils en ont juste une petite idée qui, lentement, lentement, grandira... 

Aujourd'hui, ce petit film, c'est juste pour la musique de Zhirayr posée sur la rue en petite pluie.

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:34

...Mais il est un petit nuage dans ta poche. C'est joli non,cette image d'un nuage  au fond d'une poche ?

Comme il existe des livres de poche, il y aurait un nuage...

 

 

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 13:35

Une pluie d'images tout le temps, même quand on regarde la fenêtre aux ombres. filles-18-juin-2012.jpgPromener la main sur le ciel, seulement ça. Fermer un peu les yeux, s'endormir en soi, avec le bruissement fond sonore du monde. Les salles d'attente ont des impatiences dans les jambes.

Une femme avec deux enfants. Un bébé blond qui sourit tout le temps et gazouille.

Je me trouve seule à un moment. Chaises orange alignées contre le mur. Le fenêtre donne au ras de la rue. Une trouée de lumière on dirait. Je trouve que c'est beau. Le lieu étonnfilles 18 juin 2015amment paisible. Je prends mon camescope, je mets sur "on". Et soudain...

Une petite fille s'agenouille depuis l'extérieur, accroupie sur le trottoir. Elle m'aperçoit. Elle m'appelle.

- Hé madame, tu t'appelles comment ? 

Je lui réponds et lui demande son prénom à elle. Je vois bien qu'elle est contente. Puis sa joie se colorie d'une sorte de gravité étrange :            

- Dis, madame, tu crois en Dieu ? Et à Satan, t'y crois à Satan ?  Dieu est bon. Parce que si t'as mal à la jambe, tu vas à l'église et après t'as plus mal. ...

filles-18-juin-2014.jpg- Ah bon ?

Voilà, elle secoue la tête pour me confirmer son affirmation, sûre d'elle -même. Elle me sourit, me fait un baiser sur la vitre, puis un signe.Tout naturellement.

De la même façon qu'elle était apparue, elle se lève et je l'entends s'éloigner.Tout naturellement...

 

A y repenser, cet épisode  fait écho au sujet d'un des devoirs de philo donné aujourd'hui :

"Existe-t-il des désirs naturels ?"

Je vous laisse y songer. Vous pouvez, bien évidemment, laisser ici vos réflexions.

 

 

 

 

17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 14:30

Mieux vaut ressasser le ciel que le passé.

 

 

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 19:15

Etonnante, cette expression : "En avoir le coeur net"3160235781_5842fa1c3a.jpg !

Je m'arrête, là. Je répète dans ma tête ce que je viens d'entendre.

Voyons, il a dit : "Je veux en avoir le coeur net."

Net ou pas net, le coeur !

Savoir ce qu'il y a, en vrai, dans le coeur.

Je me demande si l'avoir brisé, ou en mille morceaux, c'est aussi  "avoir le coeur net" ?

"Avoir le coeur net" et "en avoir le coeur net", ce n'est pas la même chose. "En", implique un objet, une cause, une obligation de nettoyage. Oui, mais "net", c'est quoi ? Le coeur gros  ou gros comme ça ?

"Je veux en avoir le coeur net", est-ce enlever ce qu'il y a dessus ? Ou ce qui  le fend toujours ?

Savoir ce qui nous tient à... tient à coeur ? Certes, mais pas le savoir n'importe comment, vous voyez. Le savoir  avec certitude,   ne pas douter, ne plus douter.

Voir ce qu'il y a à l'intérieur, du coeur.

 Savoir voir  ...Oui, c'est ça, savoir voir

ce qu'il y a à l'intérieur, 

à l'intérieur du dedans,

la carte rouge du sang à l'as du coeur, mon coeur !

 

Coeur ton coeur à coeur, qui bat,

qui bat, qui bat, qui bat,

qui bat, qui bat...

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