Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Aucun lieu n'est loin, ce sont les rues qui s'allongent, ou rétrécissent, se déforment, deviennent plus ou moins longues à parcourir. L'oeil ne les métabolise pas de la même façon. On les ramasse dans l'oeil et au creux de sa main. On n'a pas idée de...
Performance. Je suis un corps. Répéter cette phrase tout bas : "Je suis un corps". Ca veut dire quoi au juste, être un corps ? Isabelle Kraiser travaille l'éprouvé. Du corps. Etre un corps, parmi d'autres corps, dans le regard des autres. Quand est-ce...
On se sentira une sorte de parenté avec lui, alors on s'autorisera à l'appeler par son prénom.... A cause du sublime, "de l'effort littéraire de l'oeuvre", il dit Lucchini, et ce qui demeure magistral dans les mots de Céline ou dans ceux de Rimbaud...Rimbaud,...
L'expression plan social, par exemple, est un néologisme, une expression inventée par l'institution, qui, par l'emploi de l'adjectif positif "social", euphémise la notion des licenciements associés. Parler de plan social signifie, en clair, que ce n'est...
Imaginons un dégât intérieur en eau trouble. Un accroc dans l'écheveau intime, une relation capricieuse et terrifiante. Imaginons des événements cafardeux, marécageux, nocifs à une sérénité de la vie. Imaginons ce qui gémit au creux de toutes les générations......
"La douleur a ses mots à trouver. Elle doit s'entendre. La douleur fait partie de la perte. Et, il faut s'entendre avec elle." On ne sait pas de quelle douleur il s'agit, au lendemain du premier tour. Chacun prendra ces phrases comme il voudra. Moi, j'ai...
Je lui ai dit : "Faut que ça râpe, que ça ripe !" Ecrire n'est pas faire du joli, ou du dépressif joli, pour se donner une manière. L'un comme l'autre sent le faux et l'incérité. Je ne sais pas plus que quiconque ce que c'est . Mais si l'on n'est pas...
Ca fera dynamique et jeune comme le titre d'une chanson des Doors. "Les portes", quand il n'en suffirait que d'une. Colloques sur la précarité et le logement. Mobilisation unanime des partis politiques, on croirait. N'empêche, oui, on en parle davantage...
Je reviens sur la place. J'en fais le tour méticuleusement. Il y a peu de monde. Le grand bonhomme a l'air de s'emmerder tout seul sur son piédestal. Combien de temps passé ici, les bras ouverts et vides, le regard qui piétine ? Je me gare là où, un jour,...
"Les philosophes n'ont fait qu'interpréter diversement le monde, il s'agit maintenant de le transformer." C'est Marx qui écrit cela. La philosophie cherche donc des réponses. Des questions et des réponses. Est-ce qu'elle cherche des questions d'ailleurs...
Venir là-bas. Forcément. Qu'est-ce qu'on fait ? Se sentir dans une expression d'enfant. Peler des fruits que j'installe sur une assiette. Qu'est-ce qu'on fait ? Là. Tu es attaché à tes fils, ton coeur bat sur des écrans et... ton sourire à la vue des...
J'ai de temps en temps un oeil sur les statistiques. C'est fou comme ce qui s'appelle le "blogrank" s'effondre vite ! Joue le yoyo ! C'est normal ! vous me direz, le jeu des apparences, c'est ça. Et soi-même contenue dedans, un graphique, une montagne...
Cela vient de la racine. Des profondeurs. Apparues un jour en vrai. Profondeur en faux et "en vrai", comme disent les mômes. Je les entends encore, suspendant la dernière voyelle (é étant une voyelle) : "Ca existe en vréééééé... il parle en vréééé......
Une précision de la lumière : des mots, des gestes, des rues, des textes, des cigarettes Vogue, des rues, des gestes, des mots, des rires, des bateaux, des mots, des rues, Vogue, des défilés de rails, sur des rails le mots, les rues, et les gestes,......
"Ecrivez des lettres !" Une main a tracé ces mots sur le murs. Un tag. Une invitation à la correspondance. Internet détrôné ! On voudrait écrire une lettre qui les contiendrait toutes, ainsi qu'un livre, disait Flaubert. Une absolue impossibilité. Dont...
Aujourd'hui... Nos amis nous ont rejoints complètement. Ou plutôt, le monde est venu vers eux. France que j'aime quand elle accueille ! Ils ne sont plus des sans papiers. Vous imaginez... un déferlement d'émotions, la voix qui se casse un peu dans un...
Et ça se mélange, les choses, les lieux, les êtres... Un brouillamini de bulles vertes et rouges qui montent et qui descendent dans des bouteilles en verre, tout doucement, des ensembles croisés en tissus de carreaux. Avec le ticket de caisse, tu échangeras...
Il est 1h et des brouettes et je viens de recevoir un message de Robert Misrahi. Il est encore debout, je me dis, passant d'un livre à l'autre, d'une musique à l'autre, puis, installé devant son ordinateur, il m'écrit. Une très belle et longue lettre...
Je me souviens quand nous lisions "Le poids du monde" de Peter Handke, et qu'il était léger, le monde, à ce moment- là. Je me souviens... Je me souviens... J'ai eu Robert Misrahi au téléphone et lui, ben oui ! je découvre toujours quelque chose, lui,...
Tout fait lien. Tout fait corps. Rien n'a d'importance. Et s'engraine pourtant. En un sens inversé aux choses inversées. Et je suis là, où je ne suis pas. Et je ne suis pas là. Là n'a pas d'importance. Pourtant, d'une chose à l'autre, d'un rien à un autre...
On dit que les pluies n'en ont pas fini avec le printemps qui ne sait plus où il en est. On dit que les cigarettes vont augmenter sous peu,. On dit que les lilas ont fait leur apparition. On dit que chercher un logement est une fragmentation épuisante...
Ce soir, le temps coule, il pleut ! Un petit café noir sur un petit verre de blanc. Musique. Des livres. Parler des livres et de l'écriture. De fenêtres, décrites comme des toiles, de cadre d'écriture et de cadre de vie, et peu à peu... un mot poussant...
Il y a des nuages qui font au ciel d'étranges contours. On y voit toujours des visages, une difformité, puis un visage. Et puis des gueules animales : des tigres, ou un éléphant...Le petit Prince n'est pas loin dans cette imagination pauvre et épatante....
On dirait bien Stéphane Hessel, le vieil homme de la fin du film. Avec sa vraie indignation, sans enjeu politique. Quant à Arnaud Montebourg, ça me fait bien du bien son score ! Et comme toujours, comme toujours, les hommes n'en finissent pas de se déchirer....
Fragments d'un discours amoureux | Roland Barthes "Reviens, reviens pas. Pars, pars pas, pars plus. Reste. Reste là. Casse-toi. Ecris pas, écris plus, dis rien. Rien. Aime-moi. Je t'aime. Je ne t'aime plus, t'aime pas, t'aime tellement, t'aime trop, t'aime...