Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
Je me fais un café. Une noisette. Une noisette pour un écureuil voyageur, sa malle aérienne au-dessus de la mer, ou plutôt non... L'écureuil serait assis devant la mer, la tête dans ses nuages, tout un ciel de figures qu'on devine dedans toujours. Tiens,...
La journée est lumineuse. Des plages de temps où les heures sont du sable qui s'écoule lentement entre les doigts. Sur la peau, quelques grains blonds et chauds s'accrochent quand même, qui seront dans la mémoire, après. Une mélancolie s'échappe des objets,...
Ben voilà que je ne suis pas bien fortiche ! Je ne parviens pas à mettre Mademoiselle D'enfer(t) dans mes liens. Son blog de musicienne est magnifique et intelligent, avec ce je ne sais quoi qui bouge en même temps qu'elle dans la vidéo, là, une silhouette...
C'est le matin que ça se passe quelquefois. Surtout le matin. Dans la perception que j'ai de moi-même demeure toujours un enregistrement des motifs archaïques de sensations et de pensées. (Un mauvais échange de courants électriques et chimiques, peut-être,...
jjjjjjjj Parfois c'est là, ce qui se tient au seuil de soi, dans l'angle obtus en épingle à cheveux, virago, virages virago, mettre en soi de l'ordre, un peu de jour au jour, ses obsessions, virages virago, du plomb à l'alternatif des nerfs, dans la limite...
Je relis ces quelques lignes dans un livre de Philippe Jaccottet "Que l'effacement soit ma façon de resplendir". Lire et relire cette phrase. L'éclairer étrangement et tout exprès, décalée de la lampe, un peu de biais, vous voyez, pour que l'oscur prenne...
Un ptit tour d'horizon qui voyage pas si bien que ça. Les yeux piquent, tout fatigués qu'ils sont à voir la fatigue sur le visage des hommes. Leurs mains ont des solitudes infinies, parlent d'un impossible recours, d'une attente de hasard qui saisirait...
Regarde ! "Ces" grands bras ne s'imaginent pas sans le corps qui les constitue et les signifie à l'extrême (le corps étant le prolongement des bras), et pourtant je ne connais pas de bras plus intensément, plus expressément bras que ceux-là. Propos de...
Les Frères Jacques Rien de plus banal qu'une pince à linge, deux baguettes de bois blanc retenues par un bout de laiton sur ressort ! Et pourtant cette petite chose rassemble toute l'ingéniosité humaine et son intelligence. Pourtant cet objet désuet,...
Toi, tu te tais toujours. Avec des mots humides. Attends un semeur de tam-tam, une musique brutale à ignorer le vent, la peau roulée sur son tambour, des baisers envolés. La gare, entourée d'un rond tracé au feutre rouge. Au-dessus du rond... une flèche....
"La question de l'autre"... (c'est pour faire intello, le titre de mon papier d'aujourd'hui, tu penses bien !) Ben oui, quoi ! "La question de l'autre", tu te rends compte toi, de "ça" que ça veut dire ? J'aurais pu y mettre une majuscule à l'Autre et...
Est-ce que les hommes se fanent à se frotter la peau à l'émeri des illusions perdues ? Les grandeurs s'oublient-elles sous les pierres ? I have a dream... L'abrasif du mur m'a griffé les doigts que j'y colle, la pulpe des doigts traînée sur la râpe, a...
Je remercie mille et une fois l'auteur de ce texte, Mù, de me permettre de vous faire partager ici cette chanson magnifique, une interprétation originale de Martin Cadeau dans tous les sens du terme, envoûtante et "terriblement" belle. Je vous invite...
Ah ! pages libres de poésie, où la rime rime à rien qui vaille le coup d'oeil en coin, où les mots ont leurs absences, un oubli d'eux-mêmes, où le mouvement des gestes et ce qu'ils dansent valent seulement, dans leurs plis et leurs déplis, leurs déploiements,...
J'aime bien ce titre "Espèce d'espaces", vous voyez. Parce qu' immédiatement je pense à un kaléidoscope, une autre façon de considérer le monde. Y insérer des angles décalés, des facettes de diamants, des miroirs pour des mises en abymes, une mise en...
On me dit qu'on n'écrit pas un blog pour faire de la littérature... Certes, cependant dès qu'il s'agit d'énonciation, mieux vaut que la forme y soit et que la langue ne reste pas dans le fossé du tout venant des mots. Puis enfin, derrière un mot s'en...
Je vous convie aujourd'hui à visiter l'excellent blog : http://mobilhome.over-blog.org Imaginez une maison en apesanteur, un monde au-dessus du monde, un être avec ce monde en lui, une délicatesse du coeur sensible. Prenez garde, car à lire les notes...
Quand j'étais plus jeune, quand j'étais devant des classes d'enfants dont certains, hirsutes et menaçants, cherchaient noise pour exister, pour exister, parce que se trouvant trop mal nés et moches, tout par conséquent le devenait ou devait le devenir,...
A la bas sous-marine, c'est magique ! Toujours ! Un lieu magnifique, chimérique, où l'imaginaire joue sa partition. Ca tombe plutôt bien, un jour de fête de la musique. Du monde pour écouter et fêter le vingtième anniversaire du groupe "Sixun". Des coeurs...
Bleu de la femme d'un rêve, bleu Klein de son saut de l'ange, bleu azuréen qu'on voudrait des étoiles les toucher et les tordre, bleu des traques du corps torpeurisé, bleu des tonnes de baisers, des pigments à l'âme, des ecchymoses outremer, forget me...
La peinture est de Louise Bourgeois. Elle est morte hier à 99 ans. J'ai vu une superbe et très dense expo d'elle à Paris, il y a quelques années. Elégance de cette femme créateur, qui a inventé son expression en dehors de tous codes et conventions ! Elle...
Bien sûr, on pense immédiatement à Roland Barthes, mais c'est quoi vraiment "Le degré zéro de l'écriture" ? Tout le monde connaît, mais personne n'a lu. Y'a des livres emblématiques comme ça. Qui font partie du paysage en quelque sorte. Pour un peu, on...
Ecrire une légende. Une légende tirée de son imaginaire, une histoire érigée en Histoire, une à soi. La communauté "Les croqueurs de mots" lance un nouveau défi : raconter une atmosphère de légende vécue ou imaginaire. J'ai écrit un temps à l'encre couleur...
Voilà, j'ai regardé mes toiles à m'en crever les yeux. Je ne sais pas ce que je cherche à voir. "Qu'est-ce que tu extrais de ces mille regards ? Lequel vois-tu d'abord ? Est-ce toi qui les observes ou bien eux qui te fixent ? Dans quel espace lis-tu leurs...
Ah ces grandes pluie d'avril à se croire en été ! Je me souviens de ces heures sans bouger sous la véranda de ma grand-mère. Au mois d'août, c'était souvent. Chacun assis sur un strapontin à se rien dire ou si peu, les grands comme les petits, à la seule...